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03.12.2005

Le patronyme COIRAULT

Notre branche des COIRAULT est profondément enracinée dans la Vienne, tout d’abord au XVIIè siècle à Poitiers, puis dans la commune de Migné Auxances (consulter cette note). Poitiers existait déjà à l'arrivée de César, sous la forme d'un oppidum gaulois, nommé Limonum, ce qui pourrait signifier les boues. Les Romains l'aménagèrent, la dotant d'arènes, de plusieurs thermes, d'aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville. À la fin du IIIè siècle, une épaisse muraille construite à la hâte ceint la ville, qui est réduite au sommet du promontoire. À l'époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Au IXè siècle, le nom de Grand-rue apparaît dans les chartes. C'est la plus ancienne trace d'un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau. La ville s'assoupit peu à peu à la Renaissance, et gagne une image de ville vieillotte, aux rues tortueuses, qui n'a pas su évoluer. Au XIXè siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850 et sera bombardée lors de la Seconde Guerre mondiale.

Carte de Cassini (Poitiers Migné)

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Ce patronyme Coirault est surtout porté dans le Poitou. Selon M.-T. Morlet, il devrait s'agir d'un diminutif de Coirier : Patronyme vendéen, Désignant un fabricant ou plutôt un marchand de cuir (latin corium).

On notera cependant que Rabelais utilise le terme "coiraux" pour désigner des boeufs engraissés à l'étable : La naissance de Gargantua (1537):

  • ...Voici en quelle occasion et de quelle manière Gargamelle accoucha, et si vous n'y croyez pas, que le fondement vous échappe !
    Le fondement lui échappait, par un après-midi, le troisième jour de février, parce-qu'elle avait mangé trop de gaudebillaux. Les gaudebillaux sont de grasses tripes de coiraux. Les coiraux, des boeufs engraissés à la crèche et dans les prés guimaux. Les prés guimaux, ce sont ceux qui donnent de l'herbe deux fois par an. Ces boeufs gras, ils en avaient fait tuer trois cent soixante sept mille quatorze pour qu'on les sale à mardi gras, afin d'avoir au printemps du boeuf de saison en abondance, de façon à pouvoir faire au début des repas un bénédicité de salaisons et mieux se mettre à boire...
 

 

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