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27.10.2005

Un wattman: Emile Benoît VANHOYE

(Remerciements à l.beaumadier pour la photo de la motrice 400)

 

Emile Benoît VANHOYE, mon grand père maternel, est né en 1901, il exerça le métier de wattman, à la compagnie de l’Electrique Lille-Roubaix-Tourcoing : l'E.L.R.T.

 

La société créée en février 1904 aura comme objet la construction et l'exploitation des 7 lignes de tramways électriques de la concession d'Alfred MONGY. La durée de vie de la compagnie est fixée jusqu'en 1968, moins d’un an après sa création, l'ELRT entame les travaux des 2 lignes dites du Grand Boulevard vers Tourcoing et vers Roubaix. En 1930 la société atteint son apogée avec 133 Kms de ligne et transporte 50 millions de voyageurs par an. Dans les années suivantes le nombre de voyageurs décroît régulièrement sous l'impulsion de la voiture, en 1956 seules subsistent les lignes du Grand Boulevard (1, 1bis et 7). Le déficit de l'ELRT se stabilise mais les dessertes sont moins fluides du fait de la circulation et des embouteillages. L'expiration de la concession originelle d'Alfred MONGY était prévue en 1968. C'est la SNELRT qui reprend le flambeau, mon grand père retraité de cette société décédera en 1971.

Motrice 400

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Emile était donc conducteur de mongy sur ces lignes du Grand Boulevard, ce terme peut paraître impropre, les wagons roulant sur des rails selon un trajet impossible à modifier. Cela ne signifiait pas qu’il n’avait rien à faire : il démarrait, accélérait et freinait aux arrêts, pour toutes ces opérations il utilisait une manivelle, cet accessoire était l’insigne de son importance, il l’emportait avec lui en quittant le wagon, et le fixait quand il prenait son poste. Il était aidé par un receveur qui vérifait les billets des usagers.

Une pancarte en émail sur laquelle on lisait en lettres noires sur fond blanc Il est interdit de parler au wattman était accrochée au dessus de sa tête, face aux voyageurs. Les habitués lui parlaient et il répondait, sans toutefois quitter la voie du regard.

Emile Benoît VANHOYE

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22.10.2005

Les batteries

(Remerciements à Robert BELLIN pour les photos et le témoignage)

Migné Auxances est située au Nord de Poitiers, le site de cette commune est caractérisé essentiellement par la vallée de l’Auxance, véritable coulée verte elle constitue un précieux héritage de la nature.
Berceau de la branche maternelle de mon épouse, la vocation agricole de la commune ne s’est jamais démentie, basée principalement sur la viticulture surtout au XVIII et XIX siècles, mais aussi sur la culture céréalière facilitée au début du siècle par l’arrivée d’un outillage plus perfectionné.
L’introduction de la moissonneuse lieuse d’origine américaine remplaçant la faucheuse mécanique puis celle de la batteuse à vapeur va grandement faciliter les travaux. Les battages suivaient les moissons et étaient effectués dans la cour de la ferme ; hommes, femmes et enfants participaient à cette tâche pénible.

André Aimé COIRAULT

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André Aimé COIRAULT, propriétaire cultivateur attendait avec effervescence ces batteries début août, cet événement était synonyme de réussite ou d’échec selon les aléas climatiques de la saison.
La mise en place du matériel nécessitait une attention particulière pour l’alignement de la loco avec la batteuse, la pose de la courroie de transmission. Tout cela se passait sous la vigilance du chauffeur Mr DANSAC, la figure noircie par le charbon, coiffé de son vieux feutre dont l’état attestait de nombreuses campagnes.

DANSAC aux commandes de la loco,  Gaston COIRAULT s’appuyant sur le manche du râteau.

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Les plus costauds étaient affectés au transport des sacs de grains d’un poids de 80 kilos, chargés sur l’épaule. Les autres, autour de la botteleuse de la batteuse étaient continuellement dans la poussière des balles de pailles ou d’épis qui volaient en tout sens.

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Dans la chaleur de l’été la sueur dégoulinait sur les visages, la journée était rythmée par les coups du sifflet de la loco, annonçant tantôt un repos de quelques minutes, tantôt  la reprise du travail. Ainsi rythmée, la journée s’écoulait, le pailler côté gerbes diminuant de hauteur, tandis que l’autre côté paille prenait du volume.

En cuisine les femmes s’affairaient à la préparation du repas, dans la grange une table d’une vingtaine de couverts était dressée prête à accueillir les hommes fatigués. Une bonne soupe, puis un repas copieux et généralement bien arrosé, on parlait beaucoup… les blagues, les rires, les chants… C’était ça aussi la fête des batteries.

 

19.10.2005

La guerre de 1870: Un vétéran Alfred Denis Joseph CHARLET

Alfred Denis Joseph, frère de mon trisaïeul, voit le jour le 14 février 1845 à Lomme dans le quartier du Bourg, deuxième d’une famille de 11 enfants, de père ouvrier teinturier et de mère blanchisseuse, l’industrie textile tient alors une grande place dans cette commune. Les filatures et blanchisseries se multiplient, il sera lui même respectivement teinturier et calandreur (La calandre était une machine utilisée dans une manufacture pour presser et lustrer les draps).
Le 10 mai 1869, il épouse à Lomme une repasseuse Léonie Joséphine POLLET. De leur union naîtront dans cette commune au hameau de la Maladrerie deux fils, le premier Etienne Eugène le 30 janvier 1870, le deuxième Adrien Alfred le 15 juillet 1872. Entre ces deux dates Napoléon III déclare la guerre à la Prusse le 18 juillet 1870.
 
Cette guerre aura coûté aux allemands : 47 000 morts soit 14% des effectifs, dont la moitié sont morts de maladie, 128 000 blessés et 100 000 malades.
Elle aura coûté au français : 139 000 morts au combat ou de maladie, 143 000 blessés et 320 000 malades; ces chiffres plus lourds que les allemands, comprennent aussi les civils touchés par les bombardements et la famine.
Le traité de paix fut signé le 10 mai 1871 à Francfort. La France devait verser 5 milliards, céder l'Alsace et une partie de la Loraine; les départements servant de gage à la dette française furent libérés au fur et à mesure des versements jusqu'en en septembre 1873.
 
Alors âgé de 25 ans Alfred Denis Joseph fut l’un des soldats de l’armée du Nord formée pour stopper l’avance de l’ennemi sur Paris.
Cette armée créée le 18 novembre est formée de 30 000 hommes et de 60 canons, commandée par TESTELIN, FARRE et BOURBAKI, puis par le général FAIDHERBE, elle est composée des 22è et 23è corps.
La 1er  armée Allemande va la contrer, la vaincre et prend Amiens, le 27 novembre; les Allemands occupent Rouen le 5 décembre.
FAIDHERBE tente de reprendre Amiens, mais est battu à Pont-Noyelles (près d'Amiens) le 23 décembre. Il fait reculer les Allemands sur Bapaume le 3 janvier. Il tente alors de marcher sur Paris, mais le 19 janvier, il est vaincu à Saint-Quentin et doit effectuer une retraite vers le Nord.
L' armée du Nord est dévalidée par l'armistice du 28 janvier.
 
Plus de quarante ans après la fin des hostilités et la signature du traité de paix avec l'Allemagne, et moins de trois ans avant que n'éclate la première grande conflagration mondiale, on songea aux anciens combattants de la guerre de 1870 -1871 et l'on créa, pour les survivants, une médaille.

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Cette médaille commémorative fut remise à Alfred Denis Joseph CHARLET, vétéran de cette guerre de 1870, quasiment sur son lit de mort en décembre 1912.

14.10.2005

Louis Ursmar Albert LECLERCQ résistant déporté

Né à Lille en 1922, troisième d’une famille de quatre enfants, Louis Ursmar Albert LECLERCQ perd rapidement ses parents et fréquente l’orphelinat des Bleuets de Lille de 1927 jusqu’à l’évacuation en 1939.
Alors âgé de 17 ans, il tente tout d’abord de fuir seul à vélo l’invasion allemande, mais il est rattrapé à Aire sur la Lys et retourne à Lille, réquisitionné pour travailler à Dunkerque, il décide à nouveau de s’enfuir.
Deux voitures de six personnes essayent de passer la zone rouge à Amiens, seule la voiture dans laquelle il a pris place y parvient, arrivé à Paris il prend le train pour Poitiers afin d’y rejoindre sa sœur.

Ensuite il franchit la ligne de démarcation et s’engage dans la Marine à Toulon le 12 mars 1941 (matricule 1411 T 41).

Il embarque à Marseille sur un transport de troupes, le Sidi Bel Abbès, puis après une formation de canonnier sur un torpilleur à Casablanca il servira sur le Mameluk jusqu’au sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942. (Le Mameluk, torpilleur d'escadre de la classe Hardi a été lancé le 12 août 1939. Achevé à Nantes en juin 1940, il rejoint le Maroc puis Toulon en décembre 1941. Sabordé le 27 novembre 1942, il est renfloué par les Italiens, puis gravement avarié par les bombardements alliés du 6 août 1944. Ce torpilleur est définitivement condamné le 2 janvier 1958.)

 

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Le Mameluk sabordé

 

Fait prisonnier, il s’évade et part à Lyon pour retourner à Toulon se faire démobiliser.
De là il rejoint ses grands parents maternels évacués à Nantes et il rentre dans la résistance.
Radio électricien au terrain d’aviation de Château Bougon, il sabote un avion expérimental.
Sur le point d’être découvert, il est prévenu à temps par son chef de groupe Monsieur Pierre, de son vrai nom  Pierre Bouvron et il réussi à s’enfuir pour de nouveau rejoindre sa sœur prés de Poitiers.
Il entre alors dans le réseau Libération Nord commandé par le Lieutenant Colonel Decarville et a pour chef de groupe Georges Delaunay.
Dans la soirée du 14 décembre 1943, douze résistants du réseau dont Louis Leclercq sont arrêtés par la Gestapo, ils seront internés à la prison de la Pierre Levée à Poitiers, les interrogatoires se succèdent sous la torture, les jours et les nuits passent, ils ne parleront pas.
Le 12 avril 1944, il est transféré à Compiègne puis envoyé en Allemagne par le Convoi dit des Tatoués, le 27 avril 1944.

Il est interné au camp d’Auschwitz-Birkenau le 1er mai 1944

 

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 Vue aérienne du camp d'Auschwitz-Birkenau, prise par les avions alliés le 31 mai 1944


 
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Entrée d'Auschwitz


Tatoué il portera tout le reste de sa vie le numéro 185875 sur son avant bras gauche.


 
douze jours plus tard, il est transféré avec la presque totalité du convoi au camp de Buchenwald où il reçoit le N° 53448

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Porte d'entrée du camp de Buchenwald


 
Le 25 mai 1944, une autre partie du convoi, soit un millier de Déportés dont Louis Leclercq, est acheminé de Buchenwald au camp de Flossenbürg, situé à quelques kilomètres de la frontière tchèque. Il recevra le N°9941.
 

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Le camp de Flossenbürg

Le camp de Flossenbürg est évacué le 20 avril 1945. Les prisonniers, après une marche de la mort de trois jours, au cours de laquelle les 3/4 des marcheurs furent abattus d'une balle dans la nuque, sont libérés le 23 avril 1945 par le 538è régiment de la 3è armée américaine commandée par le Général Patton
il reçoit les premiers soins à l’hopital militaire installé à Cham en Bavières et rentre en France le 20 mai 1945 pour retourner prés de Poitiers.
 
 

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Louis Leclercq
 Ancien résistant Ancien déporté tatoué
Officier de la Légion d’Honneur
Médaille Militaire
Croix de Guerre avec Palme
Croix du combattant Volontaire

Est décédé à Poitiers dans sa 71è année

 

05.10.2005

Le destin tragique de Roger Julien CHARLET

Roger caressait le rêve d’être sélectionné dans l’équipe de France de Basket Ball et de représenter notre pays à Berlin aux Jeux Olympiques de 1936.

Ses espoirs étaient fondés et son rêve bien près d’être réalisé, hélas l’implacable destin en ce mercredi 6 novembre 1935…

... Ce mercredi, vers 14 heures, un rassemblement de curieux se forma autour d’un camion arrêté au milieu de la chaussée de l’Esplanade, un grave accident venait de se produire, un cycliste gisait sur l’asphalte, la tête fracassée.

Transporté à l’hôpital de la Charité, Roger Charlet, typographe, âgé de 24 ans succomba à une fracture du crâne.

Article en première page du quotidien Le Réveil du Nord édition du jeudi 7 novembre 1935

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Mon grand oncle paternel, cadet d’une famille de sept enfant naquit à Lomme, sentier du Cœur Joyeux, en octobre 1911.

 Au début de 1914 ses parents, comme tant d’autres, avaient dû abandonner le foyer devant la ruée allemande, ils avaient trouvé l’hospitalité à Yvetot dans la Seine-Maritime. Alors que Roger fréquentait dans cette ville l’école Bobée, ses parents apprirent la mort de son frère aîné, Henri Julien 2è classe dans le 29è régiment d’infanterie, tué à l’âge de 17 ans le 14 décembre 1914 au Bois Brûlé prés de Robert Espagne dans la Meuse.La victoire venue la famille repartit dans le Nord et résida successivement à Lomme et Lambersart.

 

Licencié en 1928 à l’âge de 17 ans à l’Olympique Lillois où il fit ses premières armes, il progressa rapidement pour débuter en équipe fanion en 1931.

Ses progrès incessants furent remarqués des dirigeants nordistes, et bientôt il devint l’arrière inamovible de l’équipe du Nord avec laquelle il remporta de nombreux succès, notamment devant la Belgique, l’Alsace et le Nord.

Agé de 24 ans seulement, il avait déjà disputé trois fois la finale du Championnat de France d’excellence avec son club l’Olympique Lillois en 1933 devant le Foyer de Reims ; en 1934 devant le Foyer de Mulhouse où il remporta le titre de champion de France et enfin au cours de la dernière saison devant le CA Mulhouse.

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Roger derrière le ballon

Ses obsèques se sont déroulées le 11 novembre 1935 devant 2500 personnes. Les groupements sportifs avaient fait parvenir des gerbes, couronnes, palmes et plaquettes. Dans le long cortège qui se forma à dix heures avaient pris place de nombreuses personnalités du monde sportif. La messe eu lieu à la paroisse du Saint Sépulcre et l’inhumation au cimetière de Lambersart.

Nécrologie en 1er page du journal mensuel Allez L'O.L. de décembre 1935
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04.10.2005

Nos ancêtres morts pour la France durant la guerre 1914-1918

52 mois de guerre totale se soldent par un bilan humain catastrophique pour l'Europe et en particulier la France:

65 millions d’hommes mobilisés.

plus de 8 millions de morts au combat.

6,6 millions de victimes civiles.

plus de 20 millions de blessés.

La France du Nord et de l'Est, où se sont déroulées les principales batailles, est ravagée et se remet difficilement de ses ruines. Beaucoup de villages, dans toutes les régions du pays, ne vont quant à eux jamais se remettre de la mort au combat de nombre de leurs garçons et de la condamnation au célibat de nombreuses jeunes filles (les «veuves blanches»).

Voici certains d’entre eux :

CHARLET Henri Julien

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Célibataire, 2è classe dans le 29è régiment d’infanterie, il fut tué à l’âge de 17 ans le 14 décembre 1914 au Bois Brûlé prés de Robert Espagne dans la Meuse.

DEFIEU Edmond Henri

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Marié, soldat au 365è régiment d’infanterie, il fut tué à l’ennemi à l’âge de 30 ans et 4 mois le 24 août 1914 à Etain dans la Meuse.

DELECOURT Emile Anatole

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Célibataire, soldat au 8è régiment d'infanterie, il fut déclaré disparu à l'âge de 32 ans et 4 mois le 5 mai 1915 au Bois d'Ailly dans la Meuse.

DERVILLE Auguste Alfred Léon

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Marié, capitaine au 31è bataillon des chasseurs à pied, il fut tué à l’ennemi à l’âge de 28 ans 5 mois le 4 septembre 1915 au combat de Soyécourt dans la Somme.

DUSART Emile Louis François

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Célibataire, sous lieutenant au 365è régiment d’infanterie, il mourut suite à des blessures de guerre à l’âge de 21 ans et 5 mois le 7 janvier 1918 à Sainte Menehould dans la Marne.

FELDMANN Etienne Aimé Louis Benjamin

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Marié, 2è classe au 63è régiment d’infanterie, il fut tué à l’ennemi à l’âge de 34 ans et 11 mois le 26 juin 1916 au combat de Thiaumont dans la Meuse.

ROMAIN Alphonse Gustave

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Célibataire, 2è classe au 110è régiment d’infanterie, il mourut suite à une maladie contractée en service à l’âge de 33 ans et 1 mois le 13 juin 1915 à Fismes dans la Marne.

THERY Maurice Emile

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Marié, 2è classe au 43è régiment d’infanterie, il mourut suite à des blessures de guerre à l’âge de 34 ans et 4 mois le 4 janvier 1915 à l’hospice mixte de Brienne la Vieille  dans l’Aube.

TOURNEL Henri Cyprien  

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Célibataire, 2è classe au 145è régiment d’infanterie, il fut tué à l’ennemie à l’âge de 23 ans et 6 mois le 1er septembre 1914 à Marpent dans le Nord.

 

 

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