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19.10.2005

La guerre de 1870: Un vétéran Alfred Denis Joseph CHARLET

Alfred Denis Joseph, frère de mon trisaïeul, voit le jour le 14 février 1845 à Lomme dans le quartier du Bourg, deuxième d’une famille de 11 enfants, de père ouvrier teinturier et de mère blanchisseuse, l’industrie textile tient alors une grande place dans cette commune. Les filatures et blanchisseries se multiplient, il sera lui même respectivement teinturier et calandreur (La calandre était une machine utilisée dans une manufacture pour presser et lustrer les draps).
Le 10 mai 1869, il épouse à Lomme une repasseuse Léonie Joséphine POLLET. De leur union naîtront dans cette commune au hameau de la Maladrerie deux fils, le premier Etienne Eugène le 30 janvier 1870, le deuxième Adrien Alfred le 15 juillet 1872. Entre ces deux dates Napoléon III déclare la guerre à la Prusse le 18 juillet 1870.
 
Cette guerre aura coûté aux allemands : 47 000 morts soit 14% des effectifs, dont la moitié sont morts de maladie, 128 000 blessés et 100 000 malades.
Elle aura coûté au français : 139 000 morts au combat ou de maladie, 143 000 blessés et 320 000 malades; ces chiffres plus lourds que les allemands, comprennent aussi les civils touchés par les bombardements et la famine.
Le traité de paix fut signé le 10 mai 1871 à Francfort. La France devait verser 5 milliards, céder l'Alsace et une partie de la Loraine; les départements servant de gage à la dette française furent libérés au fur et à mesure des versements jusqu'en en septembre 1873.
 
Alors âgé de 25 ans Alfred Denis Joseph fut l’un des soldats de l’armée du Nord formée pour stopper l’avance de l’ennemi sur Paris.
Cette armée créée le 18 novembre est formée de 30 000 hommes et de 60 canons, commandée par TESTELIN, FARRE et BOURBAKI, puis par le général FAIDHERBE, elle est composée des 22è et 23è corps.
La 1er  armée Allemande va la contrer, la vaincre et prend Amiens, le 27 novembre; les Allemands occupent Rouen le 5 décembre.
FAIDHERBE tente de reprendre Amiens, mais est battu à Pont-Noyelles (près d'Amiens) le 23 décembre. Il fait reculer les Allemands sur Bapaume le 3 janvier. Il tente alors de marcher sur Paris, mais le 19 janvier, il est vaincu à Saint-Quentin et doit effectuer une retraite vers le Nord.
L' armée du Nord est dévalidée par l'armistice du 28 janvier.
 
Plus de quarante ans après la fin des hostilités et la signature du traité de paix avec l'Allemagne, et moins de trois ans avant que n'éclate la première grande conflagration mondiale, on songea aux anciens combattants de la guerre de 1870 -1871 et l'on créa, pour les survivants, une médaille.

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Cette médaille commémorative fut remise à Alfred Denis Joseph CHARLET, vétéran de cette guerre de 1870, quasiment sur son lit de mort en décembre 1912.

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