14.10.2005
Louis Ursmar Albert LECLERCQ résistant déporté
Né à Lille en 1922, troisième d’une famille de quatre enfants, Louis Ursmar Albert LECLERCQ perd rapidement ses parents et fréquente l’orphelinat des Bleuets de Lille de 1927 jusqu’à l’évacuation en 1939.
Alors âgé de 17 ans, il tente tout d’abord de fuir seul à vélo l’invasion allemande, mais il est rattrapé à Aire sur la Lys et retourne à Lille, réquisitionné pour travailler à Dunkerque, il décide à nouveau de s’enfuir.
Deux voitures de six personnes essayent de passer la zone rouge à Amiens, seule la voiture dans laquelle il a pris place y parvient, arrivé à Paris il prend le train pour Poitiers afin d’y rejoindre sa sœur.
Ensuite il franchit la ligne de démarcation et s’engage dans la Marine à Toulon le 12 mars 1941 (matricule 1411 T 41).
Il embarque à Marseille sur un transport de troupes, le Sidi Bel Abbès, puis après une formation de canonnier sur un torpilleur à Casablanca il servira sur le Mameluk jusqu’au sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942. (Le Mameluk, torpilleur d'escadre de la classe Hardi a été lancé le 12 août 1939. Achevé à Nantes en juin 1940, il rejoint le Maroc puis Toulon en décembre 1941. Sabordé le 27 novembre 1942, il est renfloué par les Italiens, puis gravement avarié par les bombardements alliés du 6 août 1944. Ce torpilleur est définitivement condamné le 2 janvier 1958.)
Fait prisonnier, il s’évade et part à Lyon pour retourner à Toulon se faire démobiliser.
De là il rejoint ses grands parents maternels évacués à Nantes et il rentre dans la résistance.
Radio électricien au terrain d’aviation de Château Bougon, il sabote un avion expérimental.
Sur le point d’être découvert, il est prévenu à temps par son chef de groupe Monsieur Pierre, de son vrai nom Pierre Bouvron et il réussi à s’enfuir pour de nouveau rejoindre sa sœur prés de Poitiers.
Il entre alors dans le réseau Libération Nord commandé par le Lieutenant Colonel Decarville et a pour chef de groupe Georges Delaunay.
Dans la soirée du 14 décembre 1943, douze résistants du réseau dont Louis Leclercq sont arrêtés par la Gestapo, ils seront internés à la prison de la Pierre Levée à Poitiers, les interrogatoires se succèdent sous la torture, les jours et les nuits passent, ils ne parleront pas.
Le 12 avril 1944, il est transféré à Compiègne puis envoyé en Allemagne par le Convoi dit des Tatoués, le 27 avril 1944.
Il est interné au camp d’Auschwitz-Birkenau le 1er mai 1944
Vue aérienne du camp d'Auschwitz-Birkenau, prise par les avions alliés le 31 mai 1944
Entrée d'Auschwitz
Tatoué il portera tout le reste de sa vie le numéro 185875 sur son avant bras gauche.
douze jours plus tard, il est transféré avec la presque totalité du convoi au camp de Buchenwald où il reçoit le N° 53448
Porte d'entrée du camp de Buchenwald
Le 25 mai 1944, une autre partie du convoi, soit un millier de Déportés dont Louis Leclercq, est acheminé de Buchenwald au camp de Flossenbürg, situé à quelques kilomètres de la frontière tchèque. Il recevra le N°9941.
Le camp de Flossenbürg
Le camp de Flossenbürg est évacué le 20 avril 1945. Les prisonniers, après une marche de la mort de trois jours, au cours de laquelle les 3/4 des marcheurs furent abattus d'une balle dans la nuque, sont libérés le 23 avril 1945 par le 538è régiment de la 3è armée américaine commandée par le Général Patton
il reçoit les premiers soins à l’hopital militaire installé à Cham en Bavières et rentre en France le 20 mai 1945 pour retourner prés de Poitiers.
Louis Leclercq
Ancien résistant Ancien déporté tatoué
Officier de la Légion d’Honneur
Médaille Militaire
Croix de Guerre avec Palme
Croix du combattant Volontaire
Est décédé à Poitiers dans sa 71è année
19:10 Publié dans Portraits d'ancêtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





























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